LA PETANQUE DES BOULES CLOUTEES ANCETRES DES BOULES ACTUELLES.

Update 2017 11 22        26b 

A LYONNAISE 00 BUIS ANCETRE 3
Objets insolites et très beaux, ces trésors sont témoins d’une époque où l’on aimerait faire une petite incursion.
VITRINE EXPO 11
Chacune a son histoire car elle passa de mains en mains lors des parties de boules. Certaines sont des oeuvres d’art avec une particularité unique: ‘’oeuvres d’art auxquelles il fut imposé de résister à la dure épreuve des chocs et des sols parfois humides ou même caillouteux.‘’
boule-sacoche-1
1) A la fin du 19ème siècle il y avait déjà les boules parfaitement rondes et notamment en bois de buis très dense et lourd comme le montre la première photo tout en haut de cette page. (diam.108 mm – 680 gr) ‘’L’histoire de la boule est naturellement liée aux possibilités de fabrication de l’époque‘’ A l’origine existaient des boules de textures et de matériaux différents comme on peut le voir ci-dessous.
BOIS - TROIS
2) Jusqu’au milieu du 19ème siècle on ne jouait qu’avec ces boules en bois de buis, de hêtre ou d’orme. Certaines étaient partiellement cloutées mais… ‘’ces boules en bois avaient un défaut, sujettes à l’usure elles se déformaient, surtout si le jeu se pratiquait sur un terrain dur et caillouteux.‘’ (Tout comme la citation de la photo numéro 1 cette phrase est extraite du website: http://herbert.wegner.pagesperso-orange.fr)
BOULE A VIS 1 - ENSEMBLE - 2
3) Voici le début du processus de cloutage, un ensemble de boules garnies de clous espacés. Leur tête est fendue, on croirait des vis et pourtant ce sont bel et bien des clous qui avaient déjà vocation de protéger la surface de la boule (diam 98mm). Celles-ci ne sont pas en buis, le bois est moins dense avec une texture différente. Ces boules ont précédé mais furent aussi contemporaines de celles entièrement cloutées visibles plus bas. Ici les clous sont fabriqués mécaniquement. Deux ‘’clic‘’ sur image pour voir de plus près.
4a) La boule ci-dessus (100 mm/493 gr) montre un cloutage rudimentaire, elle est probablement en bois d’orme et plus ancienne encore que les huit boules plus haut. On voit bien que les clous furent forgés manuellement (clic)
BOIS BOULE A VIS 9 - RUDIMENTAIRES ORGANISES MONTAGE
4b) Plus tard, sur cette lourde petite boule en buis (8.8 cm/465 gr) le cloutage est moins rudimentaire, par souci d’esthétisme on commençait à soigner l’alignement. 

4c) Etape suivante, la décoration prend réellement forme. Ces deux belles boules sont manifestement en bois de buis bien dense. (11.2 cm – 705/730 gr – photos trouvées sur: brocante papy-rouge)
4d) Même facture. Image offerte par le site ‘’Jeux Anciens‘’ à la page http://jeux-anciens.fr/categorie/boules/, elles ont vécu mais visiblement celles-ci on été bien entretenues.
En descendant, on arrive aux boules entièrement cloutées. Celle-ci recouverte de clous forgés à grosse tête ronde (95 mm) bien serrés fut ‘’réalisée par un bagnard‘’ selon l’ancien propriétaire mais aucun document ne confirme cette hypothèse. Dans le dernier quart du 19ème siècle apparaissent progressivement les clous fabriqués mécaniquement, cela rendait plus facile le cloutage des boules avec l’avantage de les protéger efficacement de l’usure.
Grâce aux clous les boules furent plus lourdes et leurs diamètres augmentaient (100 à 150 mm et le poids aussi jusque 1500 Gr), en particulier pour les boules du jeu "à la lyonnaise". Plus tard on employait des clous à tête plate. A partir de là les fabricants furent de vrais artistes, les clous étaient en différentes matières et couleurs (fer, cuivre, laiton) ce qui permettait de faire plusieurs sorte de symboles, le plus souvent des chiffres ou des initiales mais aussi des étoiles et autres sujets d’après les souhaits des joueurs (en quelque sorte "les armoiries" du bouliste). Par la suite (vers 1900) on a fabriqué des boules de diamètre 70 à 90 mm, c’étaient les premières boules pour le jeu provençal et plus tard pour la pétanque. La boule ci-dessous, plus récente est recouverte de clous faits mécaniquement.
5) CLOUS RONDS Grâce aux clous les boules furent plus lourdes, avec un diamètre de 100 à 150 mm et un poids pouvant atteindre 1500 gr, en particulier pour celles du jeu ‘’La Lyonnaise‘’. Plus tard on utilisa des clous à tête carrée (clous à ferrer) ou à tête plate. A partir de ce moment les fabricants furent de vrais artistes, les clous étaient de matières et de couleurs différentes (fer, cuivre, laiton) ce qui permettait de réaliser des symboles, souvent des chiffres ou des initiales mais aussi des étoiles et autres sujets selon les souhaits des joueurs. Les deux boules ci-dessous (100 mm) plus récentes sont recouvertes de clous faits mécaniquement.
TETES RONDES 4
6) Les premières boules à clous fabriqués mécaniquement sont garnies de clous à têtes rondes et bombées appelées ‘’têtes tronconiques‘’, information trouvée dans l’intéressant article de l’écrivain Hubert Duez: http://www.la-croix.com/Archives/2008-11-08/Les-boules-de-petanque-_NP_-2008-11-08-332055
BOULE CLOUS RONDS TETES PLATES 2
7*) Ici, des clous à tête rondes mais aplaties, la déformation de certains clous est due à l’importance des chocs encaissés.
ENSEMBLE TETES RONDES
8) Une série de boules avec des clous à tête ronde classées de la plus ancienne vers la plus récente. Les boules du haut auront été fabriquées manuellement si l’on se base sur le fait que les clous sont tous différents. Un ‘’clic‘’ pour voir les détails.
8b) Il y a beaucoup de variantes. Ici, peu de clous mais leurs tête sont très grosse (boule100 mm)

 

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9) Très ancienne, cette petite boule de ‘’jeu provençal‘’ (75 mm 557 gr) est garnie de clous encore forgés à la main. Depuis, le jeu provençal a été supplanté par la très populaire ‘’pétanque‘’ officiellement reconnue en 1910. Si vous voulez en savoir plus… http://www.blogpetanque.com/pontault77/Histoire-de-la-Petanque_r11.html
BOULE RUSTIQUE
10) Deux photos d’une pièce plus ancienne encore, un petit bijou de la fin du 19ème siècle probablement. Un ‘’clic‘’ sur cette boule de jeu provençal (80 mm) fera apparaître les détails des clous à tête travaillée artisanalement pour qu’ils se chevauchent un peu afin d’obtenir une surface plus lisse. Sur l’agrandissement de la photo on voit bien le buis noueux et extra dur. Quelques têtes de clous ont disparu mais leurs pointes emprisonnées à jamais sont encore visibles.
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11) …sous un autre angle.

 

ENIGMA O1
12) On arrive à cette précieuse boule étrange, une pièce rare sans doute. Chaque tête forgée est différente, 3 mm d’épaisseur avec certains côtés en biseau, les angles sont vifs comme du silex éclaté… c’est une énigme. La boule est très lourde, pour un diamètre de 98mm elle pèse 1,390 kg mais elle est restée parfaitement ronde et lisse. Un clic pour voir tous ces détails et ci-dessous, quatre chiffres romains marqués au burin; si l’on s’y réfère elle devrait dater de 1924.
ENIGMA W
13) Et enfin, plus bas on atteint le sommet, une autre superbe pièce très ancienne et rare aux clous épais et droits parfaitement ajustés. Tous différents et donc forgés à la main. Cette boule exceptionnelle date de 1904, on la trouve sur le site de la ‘’Boule Sportive Aigue Mortaise‘’– –  http://www.blogpetanque.com/BSAM/photos/la-boule-cloutee_gp2050523.html – Son seul défaut… elle n’est pas à moi 🙂
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14) Certaines boules sont bien plus parlantes et même plus belles quand on ne les débarrasse pas de la rouille, de la terre et des autres incrustations qui les chargent ‘’d’authenticité statique‘’ ———–..———–Et maintenant, venons-en à… LA FANNY !
La pétanque sans ‘la Fanny’ n’est pas la pétanque. A l’origine, les perdants devaient embrasser le ‘’popotin‘’ d’une jeune femme nommée Fanny représentée sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture. Aujourd’hui elle se rencontre plus chez les antiquaires et les brocanteurs qu’au ‘’bar de la mairie‘’ ou autre sympathique café local mais tous les clubs de boulistes dignes de ce nom se doivent d’en avoir une à leur siège. Cette icône fait partie de leur patrimoine. A l’origine de l’origine il y a l’histoire de la Fanny, histoire probablement vraie, plus réaliste à la fois drôle et pathétique. Un fait de village tel qu’il s’en passait un peu partout à une époque où l’on se moquait gentiment ou non des gens ‘’différents‘’ Pour tout savoir à ce sujet il y a la page de Phoebus Garcon: https://www.facebook.com/notes/la-p%C3%A9tanque-fort-mahonnaise/lhistoire-de-fanny/1011387195543585 – Embrasser les fesses de la Fanny c’est l’image humiliante de la défaite totale, la preuve qu’on a été battu à plates coutures au score de 13 à 0 ! Attention, quand on dit ‘’image humiliante‘’… c’est toute proportion gardée car après la partie de boules tout se termine devant un verre. Elle est pas belle la petite Fanny en plâtre?
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15) Les boules cloutées sont souvent des oeuvres d’art. (ici, chaque clou est différent et jugez vous-même des ajustements) Oeuvres d’art exécutées principalement par des femmes. Lors de la fabrication par leurs mains expertes, un clou mal positionné signifiait sans doute une boule condamnée car logiquement, le bois ne tolère pas deux tentatives contiguës.
15b) Il existe une image montrant les boules en préparation où chaque emplacement de clou était préalablement marqué au poinçon et plus particulièrement encore les lettres ou dessins à réaliser avec des clous différents. Ces trous permettaient aussi d’introduire le clou afin qu’il garde la bonne position pour le coup de marteau qui suivait. L’image (http://www.francepetanque.com/LRA/pages/histoire/page6.htm) avec le schema (thanks to Steve Ferg USA) montre les boules préparées au cloutage. (Dernière minute: vu la taille des trous sur la photo, il semble que cette version soit contestable, des recherches sont en cours) Malgré leur courte pointe et les chocs reçus, les clous sont restés en place pour traverser le siècle… à vrai dire, pas tous les clous, voir photos ci-dessous.

 

 

16) Ces boules étaient donc destinées à encaisser d’innombrables chocs violents. Voici encore quelques exemples, au départ rouillées et imprégnées de terre certaines ont été astiquées pour faire ressortir des détails mais comme cela a été dit plus haut, il est parfois préférable de les laisser dans leur état initial.
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17) CLOUS EN PAVES – Clous à ferrer disposés en pavés (93 mm)
18) Une boule qui a vécu… elle nous dévoile ses dessous. Ce sont encore des clous à ferrer, dans la zone endommagée on voit l’épaisseur de leur tête.
19) Sur celle-ci (105 mm) non astiquée, les clous sont aussi ‘’en pavés‘’ mais avec une autre configuration: on a utilisé des clous dont la tête est un peu moins épaisse ce qui a permis de réduire les interstices en surface.
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20*) Une belle boule avec d’autres clous à ferrer, un peu moins épais aussi. Un mouvement de vague fait son originalité. On devine l’extrême dureté du buis.
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21) Les dimensions de quelques têtes de clous à-ferrer.

 

 

 

GALETAS 3
22) Petites boules de pétanque en pavés dans leur harnais de transport.
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23) Deux boules restées ‘’dans leur jus‘’ comme disent les français.
A LYONNAISE 09 ARDOISES
24) CLOUS EN ECAILLES Voici des clous à fine tête plate, ci-dessus ils ont été configurés en ‘’écailles‘’ Leurs têtes se chevauchent bien rangées telles des ardoises d’un toit. Si l’on passe le doigt à ‘’rebrousse poil‘’ les aspérités sont à peine perceptibles et plus encore sur la boule ci-dessus où la terre et les chocs ont achevé d’égaliser l’ensemble. (105 mm)
BOULE ARDOISES AVEC ASPERITES 3 X 2
25) Celle-ci, en parfait état, a été plus que nettoyée même décapée. Elle n’a pas joué beaucoup car les clous à peine déformés ne sont que peu marqués par les impacts. (78 mm)
A LYONNAISE 10 EN LOSANGES
26) Boule (90 mm) en écailles contiguës… pas vraiment car chaque tête de clou possède un côté plié qui disparaît sous le clou suivant. Résultat de cette juxtaposition: une boule bien lisse avec l’impression que les clous sont disposés les uns contre les autres, un travail d’artiste. ‘’Si le village d’Aiguines dans le Var était le haut-lieu de la fabrication des boules cloutées, ce n’est pas un hasard car il était situé dans une zone où le buis poussait en abondance. Les racines d’un bois particulièrement dur constituaient le matériau idéal pour la fabrication des boules. Aiguines avec ses ateliers de tourneurs sur bois s’est donc naturellement spécialisé dans la fabrication des boules cloutées‘’.  Dans l’article d’Hubert Duez (52 et 6) on découvre que les boules cloutées en écailles étaient la spécialité de ce village ‘’Aiguines‘’.
26b) En 1939, une ‘’ferreuse‘’ à Aiguines. Les documents qui les représentent sont rares. Ce beau dessin fut réalisé par Roger Lacombe un collectionneur de boules anciennes à Fréjus. Adolescent dans les années 50 dès son plus jeune âge il aimait assister aux parties boules (cloutées) animées du quartier.
A LYONNAISE 10TER ECAILLES
27) Sous deux éclairages et deux angles différents, encore une boule de ‘’longue lyonnaise‘’ (90 mm) très lisse aux fines écailles bien ajustées, elles se chevauchent sans aucune aspérité. Impressionnante, une oeuvre d’art, une lourde pièce qu’il est agréable de faire tourner dans la paume de sa main.
BLOG-CLOUS-TETES-PLIEES-5
28) A la faveur de cette blessure on visualise la technique qui permettait de fabriquer ces boules bien lisses. Ci-dessous, voici encore deux petites merveilles sans aspérités.
BOULE ECAILLES LISSES PAS D'ASPERITES 3
29) Pour la boule de gauche on a utilisé la même méthode que pour la précédente (28) tandis que celle de droite est recouverte de clous dont la tête donne l’impression d’un losange, ils ont été parfaitement ajustés les uns contre les autres sans chevauchement apparent. (comme la boule 32)
TAILLE DES ECAILLES 4
30) Ces deux boules ont sensiblement le même diamètre (75mm) pourtant celle de gauche devait être encore plus difficile à faire car les clous qui la tapissent sont plus petits. Meilleure facture pour une meilleure prise en main et peut-être de meilleures performances sur le terrain ? Un ou deux ‘’clic‘’ pour voir les détails et s’émerveiller devant un cloutage et des chevauchements si parfaits sur des boules extrêmement résistantes de surcroît. Ces boules sans prétention, non décorées sont des oeuvres d’art réalisées sans l’ambition de faire de l’art, dans l’anonymat et tout simplement destinées à un jeu populaire. De près on constate qu’aucun clou n’a bougé malgré les chocs encaissés dont témoignent les nombreuses traces d’impacts visibles sur les écailles.
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31) Chaque artisan devait avoir ses trucs et ses propres clous. Voici un autre exemple, à gauche des écailles fines bien lisses. A droite d’épaisses écailles bombées = une boule moins lisse mais plus lourde. (‘’clic‘’ pour plus)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ECAILLES CONTIGUES SANS CHEVAUCHEMENT
32) Une autre boule (90mm) tapissée de clous finement ajustés les uns contre les autres. Sur la droite le logement vide montre qu’il n’y a pas de chevauchement. Deux ‘’clic‘’ pour voir que certaines têtes de clous on 4 pans tandis que d’autres en ont 5 et même 6 avec des côtés droits ou incurvés. A examiner ces différences on peut imaginer que ces clous n’ont pas été faits mécaniquement.
32b) Celle-ci ne fut pas facile à faire non plus.
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33) Clous forgés à la main. En cliquant sur l’image on voit que la tête des clous 1-2 et 4 a trois côtés différents. Un côté épais, un côté fin à l’opposé et les deux côtés latéraux en dégradé. Ce sont les clous prélevés sur la boule ci-dessous. Le n°3 est le clou final de la boule sur l’image ci-dessous, sa tête est fine et d’épaisseur uniforme.
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34) En haut, le trou béant laisse voir le gros côté des clous. Ces boules sont deux soeurs jumelles. Sur celle du dessous qui est intacte, deux ‘’clic‘’ pour apprécier la précision des ajustements.

 

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35) Ceci est la boule intacte (photo n°34) celle du bas après son décapage et voici ce que donne l’ajustement des clous placés avec le gros côté à gauche et le côté fin à droite. Un travail minutieux au départ de clous extrêmement rustiques (photo 33) qui aboutit cependant à un aspect particulièrement soigné et lisse avec un ancrage très solide.
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36) En plus des différentes sortes de clous, à bien observer ces boules, on distingue plusieurs formes de départs de cloutage. Il y a quelques exemples sur les huit photos qui suivent. La plus courante est un démarrage en spirale comme ci-dessus.

 

 

 

 

 

 

 

AMORCE A SPIRALE DEPART CONCENTRIQUE
37) Puis il y a celles dont la spirale n’est amorcée qu’après un cercle de clous et parfois deux cercles concentriques.
AMORCE A CONCENTRIQUES
38) Revoici la même boule dont la moitié supérieure a été décapée et poncée. Petite, d’un diamètre de 75 mm elle est lourde (550 gr) et a vécu. Les écailles de cuivre écrasées par les innombrables impacts se confondent mais elle n’a perdu aucun clou et a gardé une forme parfaitement sphérique. Après le premier cercle en fer il y a le second formé par les clous en cuivre d’où démarre la spirale.
BESS COLOR 3-A
39) Cette dernière a été décorée avec soin. Image centrale: ici, le départ du cloutage est composé d’un clou entouré de petites pointes à têtes rectangulaires, puis il y a 7 cercles concentriques, le dernier est en laiton. Cela forme une figure que l’on retrouve 3 fois sur cette boule (fig. 1). Ces 3 grands ronds se touchent et les 3 espaces créés entre eux sont triangulaires (fig. 2) Enfin, au centre des 3 triangles il y a ce motif carré en cuivre et en laiton.(fig.3-4)

 

AMORCE SPIRALE 4 RUSTIQUE NR
40) Ensuite, plus discrète mais néanmoins parfaitement réalisée: une boule rustique très ancienne (voir aussi fig. 5) dont le point de départ est difficilement détectable: un ou deux ‘clic’ pour l’agrandir et mieux voir le départ numéroté de la spirale.

 

 

AMORCE-A-PLOMBEE
41) Certaines boules ont une zone qui paraît ‘’plombée‘’ d’où partent les premiers clous. C’est une pastille de métal, elle porte souvent des initiales ou un numéro. Pour un bon ancrage, des clous peuvent la traverser.

 

 

AMORCE A CLOUTEE ET VISSEE
42) Sur d’autres encore on a fait au plus simple car le vide a été comblé par des petits clous, vraisemblablement une restauration sommaire. A droite, très originale, un départ insolite sous la forme de ce qui ressemble à une grosse vis parfaitement intégrée.
AMORCE A COMBINEE
43) Derniers exemples, deux boules sans point de départ apparent. Sur le pourtour, à quatre reprises apparaît cette configuration de forme oblongue aux extrémités pointues dans lesquelles les clous sont ‘’arrangés‘’ ce qui permet de faire la jointure afin d’obtenir une belle finition.
43b) Sur cette belle boule décorée de bandes en laiton, les quatre configurations de forme oblongue sont en cuivre.
COMBIEN DE CLOUS
44) En réponse à la question: ‘’combien de clous sur une boule ?‘’ quelques exemples pris çà-et-là. 1: 1.1362: 9963: 1.1544: 6285: 1.174. (+/-) Contrairement au type de cloutage, la taille de la boule n’a pas vraiment d’incidence sur le nombre de clous.
comptage-0-1655
45) … combien de clous ? Cette boule de 98 mm dépasse les autres avec ses 1.655 (+/-) petits clous parfaitement répartis. A noter qu’aucun d’entre eux n’a bougé.
A LYONNAISE 02 à SIX PANS - HEXAGONES
46) Boule tapissée de clous à tête hexagonale en métaux différents pour créer ces étoiles colorées. (95 mm)
BESS COLOR 2-5 FULL
47) Quelques photos de belles boules garnies de divers alliages tous non ferreux.
BESS COLOR 5-2 FULL
48) … encore, mais en bas à droite c’est du fer.
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49) … encore et comme dit en haut de page: chaque boule a son histoire car plus que tout autre objet elle passa de mains en mains. Beaucoup sont des oeuvres d’art avec en plus  une particularité, ‘’oeuvres maltraitées qui ont su résister à l’épreuve des chocs‘’.
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50) Lorsqu’on suspecte de belles couleurs ou une intéressante décoration, un nettoyage, voire un décapage s’imposent. Ci-dessus, avant… et après le traitement. Deux ‘’clic‘’ pour constater à quel point suite aux impacts les clous en cuivre rouge plus tendre que les autres arrivent à investir les espaces inoccupés.
51) Encore une photo ‘’avant-après‘’ tout comme celle qui suit, le décapage révèle sa beauté. Ici aussi, les clous rouges ont fusionné.
52) Grosse boule de Lyonnaise, diamètre 102mm, elle pèse 1.130 gr. Avec deux ‘’clic‘’ sur la photo on aperçoit encore par ci par là les coups de lime de l’artisan(e). Un court article dans le journal ‘’La Croix‘’ signé par Hubert Duez écrivain, ancien brocanteur et visiblement connaisseur (http://www.la-croix.com/Archives/2008-11-08/Les-boules-de-petanque-_NP_-2008-11-08-332055) nous apprend entre autres que la surface des boules était limée après cloutage, ceci pour une parfaite finition. C’est un détail souvent constaté, désormais confirmé.
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53)… cette boule originale bien trop discrète devait aussi sortir de l’anonymat.
54) … ici, les motifs étant masqués par l’oxydation, ce fut une agréable surprise.
55) Au fil des mois, des nouvelles boules s’installent sur cette page car elles ont quelque chose à montrer. Deux boules identiques, (95mm) intactes malgré les nombreuse traces d’impacts qui attestent de leur vécu. La boule ci-dessus est coiffée d’une grande étoile à cinq branches et on retrouve la même à sa base. L’artiste ne s’est pas contenté(e) de disposer les clous afin de réaliser une étoile dont les pointes sont approximatives mais chaque tête a été travaillée de manière à ce qu’elle soit triangulaire, rectangulaire ou ronde pour arriver à faire une étoile plus parfaite. Idem pour les clous en acier. Entre les étoiles, le nom DUVALET en grands caractères…
55b) … ces deux boules furent inopinément découvertes en 1972 lors de travaux de ravalement dans un sous-sol à Pezenas dans l’Hérault.
LAST ONE 4 LA RELEVE
56) La relève, bronze ou laiton ? (‘’dévarier ‘’… car à Bessèges aujourd’hui encore l’occitan s’invite dans les parties de longue lyonnaise et de pétanque 😉 ) Malgré que beaucoup de joueurs de boules le savent… c’est l’occasion de rappeler que l’occitan provençal est à l’origine du mot ‘’pétanque‘’ voir: http://www.maximaphiles-francais.org/IMG/pdf/revue.pdf  à la seizième ligne de la deuxième page.
LAST ONE 0 TAITON AVANT NETTOYAGE
57) Les mêmes avant restauration, oxydation et nuances.
58) Telles qu’on les retrouve dans les caves ou dans les greniers, deux boules façonnées par le temps avec leur ‘’vécu‘’.
Les brocantes et les annonces d’Internet offrent une nouvelle vie à ces beaux objets pour la plus grande satisfaction des collectionneurs. Il y a beaucoup à dire sur le jeu, sur les boules et leur fabrication. En parcourant le net on trouve les spécialistes qui s’en sont chargés et voici déjà quelques adresses. La première nous documente déjà avec des termes très précis sur les techniques de fabrication: http://www.francepetanque.com/LRA/pages/histoire/page6.htm ensuite il y a http://www.museedelaboule.com/fabrication.htm avec des planches montrant en détail les techniques de cloutage et un site à ne pas manquer, celui de Herbert Wegner agréable à parcourir et très complet, quand vous l’aurez lu vous saurez beaucoup sur la boule cloutée: http://herbert.wegner.pagesperso-orange.fr – Un clin d’oeil pour conclure, tandis que sur cette page il y a des boules, dans ce même blog une autre page parle des trams. Sur youtube un extrait de l’oeuvre de Marcel Pagnol réunit boules et tram: https://www.youtube.com/watch?v=y6mlMpPZiYQ&feature=youtu.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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